Partenariat stratégique Erasmus+ : « Digital Schools of Europe »

  Huit pays partenaires : Irlande, Danemark, Suède, Finlande, Espagne, Portugal, Italie, France.  

Objectifs
  • Permettre aux étudiants, stagiaires, enseignants, directeurs d’école, chefs d’établissements de réfléchir à l’intégration effective des TICE dans un projet d’établissement centré sur l’individu (anthropocentré) et non sur les technologies (technocentré), cela pour que les TICE soient au service de l’enseignement ou/et de l’apprentissage des élèves âgés de 4 à 14 ans.
  • Mettre en place un réseau de praticiens, qu’ils soient novices ou expérimentés, passionnés ou sceptiques, afin de réfléchir de façon critique à des designs d’usages concrets des TICE au sein de la classe et de partager les bonnes pratiques. Ce réseau utilisera la plateforme e-twinning pour échanger et centraliser les bonnes pratiques.
  • Observer les types d’accréditations existant dans les différents pays : Digital Schools of Distinction en Irlande, initiatives plus diffuses dans d’autres pays. En France, on pourrait examiner les critères spécifiques au B2i, C2i et C2i2e.
  • Créer un label « Ecole Numérique d’Europe » qui pourrait être attribué aux établissements répondant aux critères et ayant mis en œuvre les processus inhérents à l’obtention du label.
Productions finales
  • Établir un ensemble de critères et de processus qui permettraient de mettre en place un système d’accréditation européen reconnaissant la culture numérique mise en place dans un établissement. Cela, dans une volonté de « cultiver » le numérique en inscrivant pleinement ce dernier au sein d’une culture de l’apprentissage et de l’enseignement. Proposer un outil d’auto-évaluation qui permettrait aux établissements de juger de la qualité de leur culture numérique réelle au sein d’une culture de l’apprentissage et de la développer à travers la validation de compétences numériques qui s’inscrivent toujours dans une réflexion globale sur les compétences pédagogiques.
  • Lier chaque critère d’auto-évaluation à des ressources (analyse des besoins, analyse des programmes, tutoriels, modules d’entraînement, vidéos des bonnes pratiques observées, études de cas, recul réflexif sur la plus-value apportée par différentes pratiques, etc.) permettant d’avoir un guidage pour atteindre les différentes compétences .
  • Site web regroupant l’ensemble des éléments, dans plusieurs langues. Ce projet pourrait donner lieu à une certification reconnue par le gouvernement, selon les cas.
  • Productions papier/dématérialisées pour la conférence finale de dissémination.
Mise en œuvre

Le projet durera 36 mois. Chaque pays constituera une équipe comprenant au moins un membre de l’institution partenaire participant activement au « comité d’organisation », puis un/des « enseignants » (au sens large, allant de l’étudiant au chef d’établissement) impliqués dans la réflexion autour des objectifs. Deux personnes de chaque pays (en principe une personne du comité d’organisation et une personne du corps « enseignant ») participeront à chacune des mobilités afin d’observer les bonnes pratiques dans les pays partenaires. Des échanges réguliers et un travail d’équipe sont nécessaires afin de mutualiser l’ensemble des réflexions menées et d’autoriser une continuité de la réflexion sur les 3 années.

Activités

Chaque année, 3 mobilités sont prévues afin de permettre aux partenaires de découvrir les périmètres de nouvelles pratiques et de mutualiser les réflexions engagées localement. On peut considérer les mobilités comme étant à double volet :

un volet pédagogique, avec une focalisation sur les usages numériques au sein des dispositifs pédagogiques qu’is soient immédiatement observés (localement) ou rapportés des différents pays partenaires.

un volet institutionnel, ciblant la mise en place des critères, des processus et des outils d’auto-évaluation permettant d’atteindre la validation des compétences numériques intégrées aux compétences pédagogiques et la certification de la culture numérique d’un établissement.

La mobilité doit s’inscrire dans un moment-clé du pays d’accueil : il s’agit de créer une dynamique locale liée aux usages numériques en complémentarité avec les outils/supports traditionnels et dans une approche anthropocentrée, avec par exemple, une cérémonie de remise de prix en Irlande, une rencontre avec des décideurs locaux qui pourraient prendre part aux discussions, etc.

Organisation des mobilités

Les mobilités à l’étranger (permettant de participer à une réunion) sont prévues pour durer 4 jours : du mercredi au samedi inclus. Année 1 :

  • Réunion en Irlande (Dublin) : 14-17 Octobre 2015. Programme (sous réserve) :

Découverte du système d’accréditation irlandais « Digital schools of Excellence ». Visite d’établissements numériques Réflexion autour des aménagements du projet à effectuer.

  • Réunion en Finlande (Oulu) : 25-28 novembre 2015. Programme (sous réserve) :

Programme de formation en management et TICE : comment accompagner les équipes dans la mise en place d’outils numériques ? Visite d’établissements numériques

  • Réunion au Danemark (Odense) : 6-10 Avril 2016

Année 2 :

  • Réunion en France (Limoges) : 12-15 Octobre 2016
  • Réunion en Italie (Pisa) : Février-Mars 2017
  • Réunion au Portugal (Lisboa) : May 2017

  Année 3 :

  • Réunion en Espagne (Murcia) : Octobre 2017
  • Réunion en Suède (Malmö) : Mai 2018
Financement

Chaque membre participant à une mobilité bénéficiera de 575€ pour couvrir ses frais de voyage et de séjour. Cet argent sera versé à l’ESPE qui devrait pouvoir couvrir les frais de mobilité des participants dès lors qu’ils sont inscrits dans l’ERR « établissements numériques », ce qui institue un partenariat financier entre l’ensemble des parties impliquées. Les partenariats Erasmus+ exigent désormais un cofinancement de la part des membres d’un partenariat. Par conséquent, si jamais les frais de mobilité sont supérieurs à 575€, ce sera le membre participant à la mobilité (ou son établissement) qui devra assumer les frais complémentaires.